Accident à Bondoufle : une dératiseuse gravement blessée par son mari confus
Dans l’exercice de certaines professions, les risques sont parfois imprévisibles. L’usage d’armes, même à air comprimé, pour éliminer des nuisibles peut se transformer en cauchemar lorsque l’erreur humaine s’en mêle. Ce samedi soir, une intervention de routine a basculé dans le drame au cœur d’un entrepôt frigorifique.
Un accident tragique lors d’une opération de dératisation
Samedi 24 octobre, aux alentours de 22 heures, une dératiseuse âgée de 54 ans a été victime d’un accident aussi grave qu’insolite à Bondoufle, dans l’Essonne. La professionnelle intervenait avec son époux dans un hangar réfrigéré envahi par les rongeurs.
Le couple avait recours à la technique du « tir sanitaire », une méthode qui consiste à utiliser une carabine à air comprimé pour éliminer les nuisibles. Une pratique qui nécessite vigilance et précision.
Une confusion fatale dans la pénombre du hangar
C’est dans ce contexte que le drame s’est produit. Le mari, concentré sur sa tâche, a commis l’irréparable : il a confondu son épouse avec un rongeur et a tiré dans sa direction.
La quinquagénaire a été grièvement touchée au visage, plus précisément entre les yeux. La blessure, d’une extrême gravité, a nécessité une intervention médicale d’urgence.
L’alerte donnée par le conjoint lui-même
Face à l’horreur de la situation, le mari a immédiatement donné l’alerte. Il a expliqué aux autorités qu’il s’agissait d’une terrible méprise survenue pendant l’opération de dératisation.
Les secours ont rapidement pris en charge la victime dont le pronostic vital était engagé suite à cet accident improbable.
Une enquête pour tentative d’homicide ouverte
Le parquet d’Évry-Courcouronnes n’a pas tardé à réagir. Une enquête a été ouverte pour « tentative d’homicide sur conjoint », qualification juridique habituelle dans ce type d’affaire avant que les circonstances exactes ne soient établies.
Les enquêteurs devront déterminer les conditions précises de l’accident : visibilité dans le hangar, position des protagonistes, respect des règles de sécurité liées au maniement de l’arme.
Des accidents similaires qui interrogent
Ce drame rappelle un incident survenu en février 2026 dans l’Hérault. Un jeune homme de 21 ans avait été blessé par erreur par un ami qui pensait manipuler une arme vide.
Ces accidents successifs soulèvent la question de la formation et de la prudence nécessaire lors de la manipulation d’armes, même destinées à des usages professionnels ou ludiques considérés comme peu dangereux.
L’issue de l’enquête permettra d’éclaircir les responsabilités dans ce dramatique accident du travail qui aurait pu être évité.

